Les différentes techniques possibles d’une Kalimba

Un instrument enchanteur aux multiples facettes

De la famille des idiophones (percussions) et lamellophones (lamelles), la kalimba, nous vient d’Afrique. Partie intégrante des traditions ancestrales de ce continent, elle accompagne griots et autres conteurs depuis la nuit des temps. Elle est connue sous divers patronymes, sanza, karimba, mbila, mbira ou encore limba, la liste n’est pas exhaustive. Autant de noms pour cet instrument dont le point commun essentiel est que toutes ses variantes possèdent des lamelles fixées à un point et vibrantes à l’extrémité opposée.

Mbira de Tanzanie

Ces lamelles (communément au nombre de 7 à 17, plus rarement de 5 à 20), à l’origine en bambou puis en métal, sont taillées à différentes longueurs, bien définies. Chaque lamelle produit ainsi une note particulière grâce à la caisse de résonance qui complète cet instrument. Le matériau qui compose ce résonateur peut aussi bien provenir d’une noix de coco que de bois massifs divers et plus ou moins précieux (acajou, érable, pin, palissandre, acacia…).

Petit par sa taille mais grand par sa musicalité

La kalimba, que l’on connaît aussi sous le nom de piano à pouces ou piano à doigts, propose une sonorité douce et harmonieuse allant de tonalités graves obtenues par les lamelles longues à des sons plus aigus amenés par les lamelles courtes. Bien qu’encore méconnue, la kalimba n’en reste pas moins un instrument idéal tant par sa maniabilité que par le caractère particulier des notes qu’elle égrène. Cet instrument, initialement artisanal, offre aux musiciens, débutants ou confirmés, un vaste champ des possibles en ne cessant d’évoluer et de se sophistiquer.

Votre niveau d’expertise et la musique que vous souhaitez jouer seront déterminants au moment de choisir votre kalimba. Nous vous proposons ici un éventail des différentes techniques offertes aujourd’hui aux adeptes de cet instrument unique et envoûtant.

Kalimba avec « trou » ou kalimba à caisse de résonance

On entend principalement par « trou » l’ouverture principale qui se trouve en dessous et à la pointe du triangle formé par les lamelles. Cette ouverture permet ainsi de faire résonner le son créé par le toucher des lames. Certains modèles proposent trois trous sonores, le premier sur le devant, les deux autres à l’arrière. Ce dispositif vous permet de créer un effet sonore original et d’amplifier le son produit. La technique est simple, il s’agit de placer et déplacer les doigts, qui enserrent le support principal, sur les trous situés à l’arrière afin de moduler l’effet ou la résonance désirée.

Une kalimba couleur bois avec une tête de cerf

Kalimba sans « trou » ou kalimba « bloc »

Comme son nom l’indique, ce modèle de kalimba, au corps « plein », présente l’avantage, en étant d’un seul tenant, d’être d’une solidité incontestable. Le principe des lamelles reste le même que pour la kalimba avec « trou » mais les modulations sonores sont ici obtenues selon que vous placez votre kalimba sur tel ou tel autre support. Boîte en métal, carton, caisse en bois, peau pour percussions seront autant d’alliés à la mise en œuvre d’une créativité sans bornes.

Kalimba avec micro, kalimba avec prise jack ou kalimba électro-acoustique

Kalimba avec micro, kalimba avec prise jack, comment évoquer cette option de la kalimba, sans parler de Hugh Tracey ? Cet ethnomusicologue britannique, amoureux du continent africain, est l’initiateur d’une petite révolution. En intégrant un micro et une sortie jack à la kalimba, il en amplifie, au sens propre comme au figuré, les potentialités. De la même manière qu’avec une guitare électrique branchée sur un ampli, vous pourrez explorer moult effets. Distorsion, delay, chorus n’auront plus de secrets pour vous. Il est bon de souligner que la qualité acoustique de la kalimba n’est pas affectée par la présence de l’équipement micro-jack, et les puristes intrigués pourront sans crainte aller de l’un à l’autre.

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Beaucoup de choix !

Toutes les techniques sont séduisantes tant chacune permet d’obtenir des sonorités incroyables. Afin de vous aider à faire un choix éclairé, il convient néanmoins de préciser quelques points essentiels.

Tout d’abord interrogez-vous sur vos besoins. Quelle est la finalité de cette acquisition ? Vous souhaitez faire de la musique traditionnelle ? Vous voulez explorer la piste des musiques actuelles ? Vous destinez votre instrument à vous accompagner en ateliers d’éveil musical ou de musicothérapie ? Vous souhaitez l’intégrer à une forme scénique ? Autant d’usages qui, une fois bien posés, vous feront pencher pour l’une ou l’autre des méthodes évoquées ci-dessus.

Le nombre de lames sera également décisif. Plus les lames seront nombreuses plus leur utilisation sera complexe. Un instrument à sept lames sera ainsi davantage destiné à un débutant, quand un instrument à dix-sept lames impliquera d’avoir d’ores et déjà acquis certaines compétences. À noter que les notes ou leurs correspondances sont gravées sur les lames de certains modèles et en facilitent ainsi l’emploi.

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Il conviendra aussi de se pencher sur l’ergonomie de votre instrument. Une bonne prise en main, indispensable pour un confort de jeu optimal, se fera si vous optez pour un exemplaire ni trop étroit, ni trop large, ni trop lourd. Vous pourrez également pencher pour une forme carrée, rectangulaire ou circulaire selon ce qui vous semblera le plus adéquat et agréable. La kalimba est l’instrument par excellence que vous pourrez et voudrez emmener partout avec vous, attachez vous donc à ce que votre sélection ne se porte pas uniquement sur l’aspect esthétique, mais tienne aussi compte de son maniement et de la destination que vous lui réservez.

Personnellement, nous sommes restés sur une kalimba (ou Mbira) simple avec uen excellente finition pour vous permettre de jouer directement après l’avoir reçu.

Voir nos Kalimba Pienji et laissez-vous porter !

Une dernière chose est essentielle : l’accordage de votre kalimba. Comme la plupart des instruments un bon accordage est la condition sine qua non d’une kalimba au diapason !

Et comme tous les instruments, une kalimba peut se désaccorder. Vous pouvez alors faire appel à un spécialiste, ou franchir le pas et vous atteler vous-mêmes à cette tâche pour le moins délicate. Notez que de nombreux tutoriels pourront vous épauler sur la question.

Quelle que soit l’alternative que vous aurez choisie, votre kalimba posée sur vos genoux, ou appuyée sur votre poitrine, vos deux pouces en action, débutant ou utilisateur averti, vous obtiendrez de délicieuses mélopées et accompagnerez vos instants choisis avec grâce et légèreté.