Apprendre à jour de la Kalimba

Je suis adepte des instruments atypiques ! Leur musique me transporte dans des atmosphères lointaines qui me font voyager. Pas vous ? J’aime la Kalimba pour ça. Vous savez, ce petit instrument d’Afrique australe aux notes cristallines, qui évoque les histoires au coin du feu ou le calme d’un matin propice à la contemplation. La Kalimba, c’est une caisse de résonance en bois ornée de lamelles métalliques qu’on gratte pour émettre une pluie de sons apaisants. Chez moi, ce lamellophone reste l’emblème de la convivialité, dans les soirées, lorsque chacun pousse la chansonnette, après un bon repas.

J’adore l’effet produit, doux et envoûtant ! On imagine aussi sa mélodie dans un cabinet de thérapie, guidant une méditation ou éveillant les plus jeunes à la musique. D’ailleurs mes enfants aiment beaucoup en jouer. Et vous ? Vous êtes arrivés ici après avoir tapé « méthode apprentissage du Kalimba » ou « apprendre la Kalimba ».
Ça tombe très bien, je vous partage mon retour d’expérience !

On apprenait la Kalimba il y a longtemps !

La Kalimba est née il y a environ 1000 ans, en Afrique, dans une atmosphère tribale de chamanisme. On l’appelle aussi Sanza, Likembé ou piano à doigts. À l’origine la denture était en bambous, mais peu à peu, on l’a remplacé par du métal. La kalimba porte en elle une dimension spirituelle et mythologique importante et elle transmet naturellement beaucoup d’émotions. La légende raconte que son clavier représente chaque étape de la création du monde et que le jour où elle émit une fausse note, l’être humain vint sur terre. Depuis, à chaque fois qu’on entend sa vibration, on retrouve au fond de soi cet âge d’or où les êtres vivants cohabitaient en paix. C’est une belle histoire non ? Plus concrètement, la gamme pentatonique (5 notes) permet de s’adapter à tous les tons des autres instruments, sans jamais être en désaccord. On peut régler sa fréquence à des degrés de guérison en hertz. Il suffit de poser la calebasse sur la blessure (physique ou morale) pour sentir l’effet bénéfique.

Comment jouer du kalimba ? C’est instantané !

Ce qui me séduit dans cet instrument exotique, c’est sa facilité d’utilisation qui le rend accessible y compris aux tout-petits. Pour cette raison, on le retrouve dans les ateliers d’éveil musical ou chez les musicothérapeutes. L’avantage principal ? Même sans savoir en jouer, on peut déjà produire des sons agréables et partager sa sensibilité. En plus, comme il est impossible de sonner faux, on peut se faire plaisir tout de suite et laisser parler son inventivité. Franchement, quoi de plus beau pour la musique, que le partage immédiat qu’elle engendre ? Pour moi, la Kalimba est méditative. Quand la colère me submerge, je joue jusqu’à ce que les sentiments négatifs se dissipent. Lorsque je me sens bien, il fixe ma joie pour le reste de la journée. On peut donc tout à fait improviser, mais il est possible d’apprendre des morceau de Kalimba en particulier !

Apprendre un morceau de Kalimba

Savez-vous qu’on entend la Kalimba dans des morceaux de M et Toumani ou encore chez Genesis. Ça donne un aspect un peu magique qui ramène instantanément à l’instant présent. Allez j’arrête de me laisser embarquer par la poésie et je vous parle un peu de l’aspect technique. C’est OK ?

Les petits tips de la Kalimba pour débutants

Ça parait évident, mais pour bien jouer de la Kalimba, il faut être à l’aise dans la prise en main et donc choisir une taille adaptée. Commencez par vous exercer sur des airs simples, que vous pourrez apprendre par cœur et jouer spontanément. Quand vous serez adroit vous pourrez vous attaquer à plus difficile. Exercez-vous ensuite sur la rythmique, en vous entraînant à aller plus vite au fur et à mesure. N’hésitez pas à vous aider d’un métronome ou d’une cadence avec le pied. Au début vous regarderez attentivement vos mains et quand le mouvement deviendra naturel, vous devriez pouvoir jouer avec une partition. Vous vous concentrerez mieux sur l’aspect technique et sur le sentiment.

Comment utiliser la partition d’une kalimba ?

Une partition de Kalimba se lit du bas vers le haut. Elle se présente comme une alternance de ligne rouge et de ligne blanche à la verticale (10 au total). Une ligne noire centrale sépare le côté droit du côté gauche. Sur la ligne blanche, les notes sont blanches et courtes, tandis que sur la ligne rouge, les notes sont noires et longues. Un rectangle entoure parfois les noires, ce qui signifie qu’elles s’allongent de 2 temps. Il est important d’apprendre à respecter le rythme, car c’est lui qui donne à l’instrument son côté « blues » typique.

Comment lire une tablature de Kalimba ?

La tablature du Kalimba est la version plus populaire de la partition. Elle permet de vulgariser les propriétés techniques de l’instrument (rythme, doigté, etc.). Les tutos se présentent d’ailleurs souvent sous cette forme. Alors, comment ça fonctionne ?
C’est très simple. Chaque lamelle de votre instrument est numérotée. Sur la tablature en haut se trouve le numéro de la lamelle et en bas un numéro qui indique combien de fois il faut la faire sonner. Les nombres de lamelles sont groupés par 1, 2 ou 3 ou pour indiquer s’il faut les séparer par un silence ou si elles s’enchaînent. Il faut apprendre à compter, mais franchement, une fois qu’on est familiarisé avec cette méthode, ça vient très vite !

Où apprendre à jouer de la Kalimba ?

Savez-vous qu’en musique comme ailleurs, il existe 3 types d’élèves ou 3 manières d’apprendre. Il y a les cognitifs, les visuels et les kinesthésiques.

Les cognitifs se contentent de comprendre intellectuellement après une explication. Les visuels ont besoin d’observer quelqu’un d’autre avant de se lancer.

Les kinesthésiques doivent tester et apprennent en se trompant, avant de trouver la solution par eux-mêmes.

Pour approfondir efficacement votre jeu, vous devez connaître votre profil théorique. Vous pouvez également être un peu des 3. Alors, une fois qu’on sait ça, où apprendre la Kalimba ?

Sur des tutos YouTube

Si vous êtes assez rigoureux pour travailler seul, YouTube est une mine d’or pour débuter la Kalimba. Il vous permet de trouver les morceaux qui vous plaisent, de comprendre, de regarder comment faire et de répéter autant de fois que vous voulez. Connaissez-vous par exemple la chaine Kalimba Tutorials, entièrement dédiée à l’apprentissage de cet instrument ? Pour commencer, fouiller sur les vidéos YouTube devrait vous donner de l’inspiration. Si vous préférez le bon vieux contact humain, dans ce cas, allez chercher des conseils de pros.

En vrai, dans un cours !

Pour savoir où trouver un cours à proximité de chez vous, demandez à l’endroit où vous avez acheté votre Kalimba. Un musicien professionnel devrait savoir vous enseigner les bases, s’il maîtrise un instrument pentatonique similaire comme le xylophone, la harpe à main, la flûte du Pérou, etc. Faites-moi confiance, vous allez rencontrer le professeur idéal ! Il existe enfin une dernière méthode de perfectionnement : avancer par essais et erreurs.

En pratiquant et en se trompant !

Moi qui suis kinesthésique, mon savoir s’ancre beaucoup plus en profondeur quand je me trompe. Normal, si on cafouille et qu’on rectifie, on sait non seulement le bon chemin à prendre, mais on comprend simultanément comment transformer le mauvais. Alors pour apprendre à jouer de la Kalimba, rien de mieux que de pratiquer en soirée et d’oser improviser. Ceux qui ont le courage de tester découvriront en avant-première les nombreuses possibilités de leur instrument !

Nous arrivons à la fin de cet article. J’espère que mes tips à propos de l’enseignement du Kalimba vous ont donné envie. Je peux vous promettre que c’est un outil magique et que ça vaut le coup de s’y pencher. Si mes conseils vous ont aidé ou que vous vous posez d’autres questions, exprimez-vous ! Les retours d’expérience font toujours avancer !